Construire des agents sur l'API
- Définir ce qu'est réellement un agent : un modèle qui tourne dans une boucle
- Appliquer le test de décision pour choisir entre appel unique, workflow ou agent
- Concevoir une boucle d'agent minimale avec les bons garde-fous
- Savoir quand recourir au Claude Agent SDK plutôt que de tout coder à la main
- Rendre un agent robuste : le borner, gérer les échecs, restreindre les privilèges, l'évaluer
Un agent est un modèle qui tourne dans une boucle : il poursuit un objectif en appelant des outils, en observant les résultats et en décidant de l'étape suivante jusqu'à ce que ce soit terminé. Avant d'en construire un, choisissez la chose la plus simple qui fonctionne.
Le test de décision (ne sur-construisez pas)
Toutes les tâches n'ont pas besoin d'un agent. Parcourez d'abord cet arbre — la plupart des tâches s'arrêtent tout en haut.
Trois options, la plus simple d'abord :
- Appel unique — un seul prompt y répond. La plupart des tâches. Le moins cher, le plus fiable.
- Workflow — vous orchestrez une séquence fixe d'appels dans le code (flux de contrôle déterministe). À utiliser quand les étapes sont connues.
- Agent — le modèle décide dynamiquement des étapes. À utiliser uniquement quand le chemin ne peut vraiment pas être codé en dur.
Recourez à un agent quand l'adaptativité est l'enjeu — pas parce que ça semble impressionnant. Un workflow que vous contrôlez est plus facile à tester et à déboguer.
Concevoir la boucle
Un agent personnalisé minimal n'a que quatre pièces mobiles. Construisez-les dans cet ordre :
- Énoncez l'objectif, les contraintes et les outils disponibles. C'est ce sur quoi le modèle raisonne à chaque tour.
- Envoyez les messages → si la réponse est un tool_use, exécutez l'outil, ajoutez un tool_result, puis recommencez → jusqu'à une réponse finale ou une condition d'arrêt.
- Ajoutez un plafond du nombre d'itérations, un budget de tokens/coût, et une validation des entrées des outils avant toute exécution.
- Résumez ou élaguez à mesure que l'historique grandit — la même idée que celle abordée dans la Gestion du contexte (/docs/claude-code/context-management).
Le Claude Agent SDK vous fournit cette boucle — outils, permissions, gestion du contexte — batteries incluses, pour que vous n'ayez pas à la coder à la main.
Avant d'écrire votre propre boucle, demandez-vous si l'Agent SDK la couvre déjà. Il livre la boucle, les permissions et la gestion du contexte, pour que vous puissiez vous concentrer sur les outils et l'objectif.
Rendez-le robuste
Une boucle capable d'appeler des outils peut aussi mal se comporter. Quatre habitudes gardent un agent digne de confiance :
- Bornez tout : itérations, temps, coût. Les agents peuvent boucler.
- Gérez les échecs d'outils avec élégance (renvoyez l'erreur comme résultat).
- Moindre privilège + humain dans la boucle pour les actions risquées — voir Sécuriser les agents.
- Évaluez-le sur des cas réels avant de lui faire confiance — voir Évaluations.
- Un agent est un modèle dans une boucle qui appelle des outils vers un objectif — n'en utilisez un que quand le chemin ne peut pas être codé en dur
- Ordre de décision : appel unique → workflow → agent → agents managés ; privilégiez le plus simple qui fonctionne
- Une boucle minimale = prompt système + boucle tool_use/tool_result + garde-fous + gestion du contexte
- Le Claude Agent SDK livre pour vous la boucle, les outils, les permissions et la gestion du contexte
- Robustesse = borner itérations/temps/coût, gérer les échecs d'outils, moindre privilège + humain dans la boucle, et évaluer avant de faire confiance